Le Moyen Age
A partir du XIIe siècle, la danse est un divertissement apprécié, quelle que soit la condition sociale. Elle est le reflet d'un art de vivre où le raffinement, la musique, l'amour et la poésie prennent de plus en plus d'importance. C'est l'époque de l'amour courtois, des troubadours en langue d'Oc, des trouvères en langue d'Oil.
Tout au long de l'année, il y a peu de réjouissances dans lesquelles la danse n'ait sa place
Les principales danses sont la carole, la tresque, l'estampie, la saltarello, la basse danse, la moresque, ...
Elles étaient présentes à la ville comme à la campagne, amples et avec des sauts dans les milieux populaires, plus contenues et mesurées dans les milieux élevés.


LA RENAISSANCE
À la Renaissance, la danse n’était pas juste une affaire de divertissement. C’était un élément crucial de l’éducation d’un gentilhomme ou d’une dame. Savoir danser, c’était afficher son bon goût, sa grâce, et sa maîtrise de soi.
Les danses de cour étaient généralement lentes et majestueuses. La Pavane est l’exemple le plus connu. Avec ses pas glissés et ses figures élégantes, elle ouvrait souvent le bal. Elle était parfaite pour exhiber de somptueux costumes et pour déambuler avec grâce. Après la Pavane, on enchaînait souvent sur une danse plus vive et entraînante, la Gaillarde : des sauts, des pirouettes, des mouvements rapides. C’était le moment où les danseurs pouvaient montrer leur agilité et leur vitalité.
Allemande, volte, branle étaient également très appréciées.

L'Orchésographie
est un traité de danse publié en 1589 par Thoinot Arbeau, anagramme de Jehan Tabourot, chanoine de Langres.
C'est le corpus le plus complet des danses pratiquées au XVIe siècle.

Page de l'Orchésographie
Les pas à exécuter sont indiqués en regard de la partition musicale qui, pour des facilités de lecture, est mise verticalement.

Les danses populaires
Dans les villages et les fêtes populaires, on dansait le Branle. C’est une danse de groupe où on se tient par la main pour former un cercle ou une chaîne. Les pas sont simples et répétitifs, rendant cette danse accessible à tous. Le Branle est l’ancêtre de nombreuses danses traditionnelles que l’on pratique encore aujourd’hui.
L'orchésographie recense tous les branles de la Renaissance : branle des sabots, des lavandières, des chevaux, de Pinagay, ...
Le tourdion fut également très en vogue au XVIe siècle. Un tourdion est devenu célèbre au XXe siècle comme chanson à boire : "Quand je bois du vin clairet"



Louis XIV dans le Ballet de la nuit - 1653
L'appellation de "Roi soleil" pour Louis XIV lui vient notamment de son rôle du soleil naissant qui dissipe les nuages dans le "Ballet royal de la nuit". Il avait alors 15 ans.

La notation Beauchamps-Feuillet
Louis XIV demande à l'Académie d'inventer une méthode de notation de la danse, comme c'était le cas pour les notes de musique.

Le XVIIe siècle : le Grand siècle
La figure dominante est bien sûr le roi de France Louis XIV.
Il veut tout contrôler, y compris les arts, qui contribuent à asseoir son pouvoir. Il fonde l'Académie royale de danse, qui deviendra plus tard l'Opéra de Paris.
Excellent danseur, Louis XIV oblige toute la cour à pratiquer la danse. Il est demandé une perfection d'exécution, non seulement des pas mais aussi des parcours, assez complexes, basés sur la régularité et la symétrie, à l'image des jardins de Versailles.
Cette danse noble française était appelée la "belle danse". On la désigne aujourd'hui par le terme de "danse baroque".
Pendant ce temps, de l'autre côté de la Manche, se pratiquait une danse bien moins compliquée : la "country dance". Cette danse va être pratiquée également en France, sous le nom de contredanse anglaise.
On dansait aussi la gavotte, la gigue, le rigaudon, la sarabande et bien sûr le menuet.
